
L'entrée du Rova d’Antananarivo prise en septembre 1940. Témoin de l’évolution historique d’un royaume, il porte les traces des différentes étapes d’une construction politique ; c’est un document historique. Mais ces traces s’inscrivent aussi dans l’espace, l’évolution des formes traduisant les différents choix, les diverses influences qui ont marqué le pays. Le Palais de la Reine est aussi un livre d’histoire. » C’est ainsi que Vincent Belrose Huygues débute sa présentation du « Rova de Tananarive, d’Andrianjaka à Radama Ier : un exemple de syncrétisme esthétique au XIXe siècle ». Deux siècles séparent Andrianjaka et Andrianam-poinimerina, le Rova du premier s’est transformé par agrandissement et rajouts. L’auteur commence par une description sur le Rova qui, dans une ville ou un village, est l’enceinte délimitée par un mur ou une palissade, réservée au souverain ou à son représentant. Dans cette enceinte, se dressent les Lapa, demeures royales du souverain, de ses épouses, de son entourage. Sous Andr...