
Jusqu’à aujourd’hui, les « richesses animales et culturales » des Malgaches sont reconnues comme ces chèvres pour la production de tapis mohair. On peut parfois se demander quelle est la part d’imagination dans les relations de voyage écrites par les navigateurs des siècles passés. À moins qu’il ne s’agisse de romans tartinés à partir de livres antérieurs ! C’est le cas, par exemple, de Thomas Herbert (1663) qui parle de Madagascar comme de « la plus grande île de tout le Monde, divisée en quatre tétrarchies, gouvernée par les quatre rois qui sont indépendants et très jaloux de la grandeur des uns et des autres ». Décrivant les habitants, il avance que sur les côtes, ils sont tous Mahométans tandis que les « Méditerranéens » sont tous païens et n’ont d’autres lois que celles que la nature leur a données. « Ils punissent le meurtre de mort, l’adultère d’une infamie publique et le larcin de bannissement. » Il précise toutefois que ces « Méditerranéens se plaisent plus à la pêche qu’au labourage, non par paress...